L’an dernier en Afghanistan, selon la MANUA, des agents de la police aux frontières ont agressé sexuellement un garçon de 13 ans, avant de tirer sur lui ; l’adolescent a succombé à ses blessures. Les faits se sont déroulés en janvier dans la province du Paktika. Les personnes soupçonnées de porter une responsabilité pénale dans ces actes ont été poursuivies par la police nationale, déclarées coupables de meurtre et condamnées à six ans d’emprisonnement. Toujours d’après la MANUA, plus d’une dizaine de civils ont été la cible de tirs à des postes de contrôle. Le 16 mars, à un poste de contrôle de la province du Jozjan, des agents de la police locale ont blessé par balle un homme et sa mère, qu’ils avaient pris pour des insurgés. En avril, la police nationale a tiré sur un homme de 65 ans qui venait de nourrir ses vaches ; celui-ci est décédé l’hôpital. En mai, un militaire afghan a abattu un garçon de 13 ans qui ramassait de l’herbe près d’un poste de contrôle dans la province de Badghis. Selon la MANUA, trois enfants en bas âge ont été tués en juin à leur domicile, dans le district de Saidabad, par une salve de mortier de l’armée afghane. Le même mois, des membres de forces progouvernementales en patrouille ont abattu un père et ses deux fils de cinq et 12 ans devant l’usine de briques où ils travaillaient. Il n’y avait pas d’activité militaire connue dans la zone à l’époque. La MANUA a demandé à être tenue informée de toute enquête ou action entreprise à la suite de ces affaires, mais elle n’avait obtenu aucune information de la part du ministère de l’Intérieur en juillet. Selon elle, 95 civils, pour moitié des enfants, ont été tués dans des frappes aériennes au cours du premier semestre.